Ernesto Djédjé : Une légende dans la musique ivoirienne

Ernest Djédjé Blé Loué est né en 1947 en pays Bétés en Côte d’Ivoire dans le village de Tahiraguhé proche de la ville de Daloa d’un père sénégalais du nom de Touré, homme d’affairesqui abandonne très tôt son fils pour travailler en République centrafricaine aux côtés de Bokassaen qualité d’Imam de Bangui, Touré décédera en 1971 au Sénégal4. Délaissé par son père, Ernest sera élevé du côté de sa famille maternelle, par sa mère Dapia Blé, fonctionnaire de l’église Baptiste « œuvre et missions » de la localité et par son oncle Blé Loué, dont il héritera du nom de famille. « Djédjé » signifie « iroko », un bois sacré servant à invoquer la protection des ancêtres en bété. Il porte ce nom car à sa naissance, Ernest représentait l’espoir de la famille.
Dès l’âge de dix ans, Ernest Djédjé est initié au « Tohourou », un rythme traditionnel du terroir bété, dans l’ouest ivoirien. étymologiquement, le « Tohourou » provenant du mot guéré (ethnie Ouest-ivoirienne) « Athônô wrhou » signifie en français « raconte moi l’histoire, apprends moi l’histoire ». Ainsi, Ernest Djédjé travaille très tôt sa voix et développe ses capacités de poète lyrique. Le « Tohourou » sera d’ailleurs l’une des origines du ziglibithy. ( Lire la suite )

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